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    Que faut-il aller voir cette semaine ?

    Dark Shadows

    Comme on pouvait s'y attendre, les Avengers ravagent le box-office mondial, écrasant à peu près tous les records au passage, du coup la concurrence hésite à jouer la carte du mauvais temps et du ventre-mou pré-Cannois, peu désireuse de se frotter aux supers héros Marvel. Pour autant, Tim Burton n'est pas du genre timoré, et profite de l'accalmie des sorties pour nous livrer son improbable Dark Shadows, emmené par un Johnny Depp en grande forme. Les comédies françaises, plus modestes mais pas moins volontaires seront également de la partie, et devraient nous réserver quelques surprises.

    Dark Shadows

    Fin connaisseur des aberrations cinématographiques et autres OVNIS télévisuels, Tim Burton s'était pris d'affection il y a longtemps déjà pour Dark Shadows, show télévisé des années soixante, dont l'originalité et l'ambiance azimutée avaient séduit à l'époque de trop rares spectateurs. Le réalisateur a donc embarqué Johnny Depp (également co-producteur), Michelle Pfeiffer, Eva Green, Chloë Grace Moretz et l'inattendue Bella Heathcote dans cet hommage aux sitcoms de jadis et créatures typiques du cinéma fantastique. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce casting s'en donne à cœur joie, entre cabotinage et gags effrénés, c'est bien simple, en comparaison, la Famille Adams passerait pour une gentille tribus d'américains moyens. Heureusement, le réalisateur n'a pas pour autant oublié la patte gothique qui fit sa renommée, et parvient à truffer son film de séquences à la poésie tantôt ineffable, tantôt grandiose. Enfin, les amateurs de potins seront servis, grâce à une scènee d'une extrême sensualité, qui ne manquera pas de raviver la polémique quant au supposé rapprochement physique entre Johnny Depp et la plantureuse Eva Green...

    Sea, no sex and sun

    Au cinéma, l'été est toujours un peu en avance sur la réalité, d'où l'arrivée de cette chronique des petits tracas masculins, qui réunit Fred Testot, Antoine Duléry, Arthur Mazet et Julie Ferrier. Soit les tourments de trois mâles dominés, aux prises avec leurs désirs et questionnements le temps de vacances en Bretagne. La comédie de génération et le récit de vacances sont deux spécialités du cinéma hexagonal, qui profite de l'occasion pour les réunir, et nous offrir un bel instantané des talents à l'œuvre du côté du rire. Rien de révolutionnaire au programme, mais un enthousiasme et une bonne humeur rafraîchissants, le cocktail idéal en attendant le retour des beaux jours.

    Maman

    Ah les rapports/mères filles... un thème qui aura généré nombre d'essais, de films d'auteurs, et d'œuvres introspectives... Raison de plus pour le traiter sous l'angle de la comédie ! C'est ce qu'on dû se dire de concert Josiane Balasko, Mathilde Seigner et Marina Foïs en choisissant de donner vie à ces deux sœurs décidées à kidnapper leur mère pour lui faire expliquer son désamour chronique. Et il fallait bien des artistes de la trempe de ces trois femmes pour camper des personnages hauts en couleur, capable de manier le rire et l'émotion avec une aisance et un sens du rythme inégalables. Jamais grave, mais toujours intelligent, le film sait se jouer des attentes du spectateur pour l'emmener sur le terrain d'une émotion inattendue, et profondément humaine.

    Et aussi...

    Envie de changer d'air ? Trois films sauront trancher radicalement avec le tout venant cinématographique : tout d'abord Indian Palace (voir la bande-annonce ci-dessous), comédie britannique avec la crème des acteurs anglais. Et d'autre part Streetdance 2 qui privilégiera la chorégraphie au scénario, pour le bonheur d'amateurs de divertissement légers, et The Theater Bizarre, film d'horreur à sketchs particulièrement réussis, qui marie horreur et grotesque.