En attendant la sortie des très attendus The Dark Knight Rises et du Disney-Pixar Rebelle, découvrez l'agenda ciné de la semaine.
Le drame italien sous testostérone, A.C.A.B : « All cops are basterds », se hisse sans difficulté à la première place du podium des films à ne pas manquer cette semaine (plus d'infos ci-dessous).
Le Lorax
Après le carton plein de Moi, moche et méchant, Illuminations Entertainment s'est attaqué à un livre tout droit sorti du placard du Dr.Seuss. Écrivain peu connu en France, il est pourtant devenu une référence outre-Atlantique grâce à ses contes pour enfants, dont la plupart ont été adaptés au cinéma d'animation (Horton, Le grinch ou encore Le Chat chapeauté). Malheureusement il faudra attendre quelques semaines supplémentaires pour découvrir une animation meilleure que celle proposée par Le Lorax. Dans cette aventure porteuse d'un message 100 % écolo, les clichés se succèdent, les gags référentiels aussi. Sans trop que l'on sache pourquoi l'histoire d'origine a été écartée par les scénaristes qui ont préféré faire du Lorax un personnage secondaire, au profit de l'escapade aventureuse d'un jeune garçon à la recherche de la seule chose qui lui permettra de gagner l'affection de la fille qu'il aime. Moins réussi que Moi, moche et méchants, Le Lorax réserve néanmoins de jolies scènes enchantées qui raviront le plus jeune public.
Bowling
La réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar s'inspire ici d'une histoire vraie. Celle d'un service de maternité à Carhaix, sauvé grâce à la résistance de ses employés et de toute une ville. On y suit particulièrement quatre femmes qui malgré leurs différences vont s'unir grâce au bowling. Malheureusement, la sauce pro-bretonne sur fond de solidarité et jeu de quilles ne prend pas et pour plusieurs raisons. Premièrement, il ne faut jamais confondre simplicité et simplisme, surtout lorsque l'on décide de s'attaquer à un conflit social et qu'on le traite avec autant de candeur et de caricature. Ensuite, le discours anti-parisien manque de subtilité, et se perd en cherchant d'avantage à combler la communauté bretonne qu'à satisfaire un plus large public. Quant aux amateurs de bowling, passez votre chemin tant les séquences mettant en vedette votre sport préféré font mal aux yeux.
A.C.A.B : «All cops are basterds »
C'est l'histoire de trois flics qui affrontent quotidiennement le mépris à l'égard de leur profession et ont depuis pris l'habitude d'être la cible de violences. Dans une société dictée par la haine, leur unique but est de rétablir l'ordre et de faire appliquer les lois, même s'il faut utiliser la force. L'homme aux commandes de ce scénario ambitieux n'est autre que le fils de Sergio Sollima, auteur de bon nombre de chef d'œuvres italiens (Revolver, la Cité de la violence). Il signe avec A.C.A.B : All cops are basterd, son premier long-métrage, après avoir longtemps œuvré pour la télévision. Pour une entrée en matière, il ne fait pas les choses à moitié. Amoral, violent, très ambigu sur le plan politique et social, et porté par une mise en images dynamique, un propos courageux et intelligent, A.C.A.B est ce que le polar italien a produit de plus percutant depuis bien longtemps.

