Quand certaines semaines se retrouvent envahies de films d'action, d'autres de comédies romantiques, et certaines de films d'auteur, il arrive parfois que les sorties reflètent une rafraîchissante variété. Ce sera le cas ces jours prochains, soit une excellente façon de prolonger la célèbre Fête du cinéma. En effet, les amateurs de muscles et de combat, les fans de Robert Pattinson, les aficionados de la préhistoire, et les connaisseurs de whisky devraient trouver leur bonheur de concert, fait suffisamment rare pour être souligné !
Ce n'est un secret pour personne, les quatrièmes épisodes sont souvent synonymes de redite et de dérive mercantile, et si l'on ne prétendra tout de même pas que le marketing est tout à fait absent des préoccupations de l'Hollywoodien Âge de glace 4, le film parvient avec brio à déjouer ces écueils. Grâce à une batterie de nouveaux personnages, de décors délirants, et surtout un rythme totalement ébouriffant, ce long-métrage d'animation supplante ses prédécesseurs. Scrat est comme d'habitude hilarant, tandis que ses comparses se voient embarqués dans une aventure qui a le mérite de trancher avec les péripéties habituelles de la mauvaise troupe. On souhaite à cette aventure des plus réussies de parvenir à égaler le succès du précédent épisode, qui avait réuni pas moins de 8 millions de spectateurs.
Un Bonheur n'arrive jamais seul
Trop souvent condamnées à multiplier les gags au détriment des personnages et de leur intrigue, les comédies romantiques hexagonales gagnent parfois à s'inspirer de leurs illustres ancêtres. C'est le cas de cette charmante bluette où se découvrent et s'aiment Sophie Marceau et Gad Elmaleh, qui lorgne à raison du côté de Capra. Certes l'élève n'égale pas le maître, mais nous offre quelques très beaux moments de tendresse, et une composition burlesque tout à fait inattendue de la part de son actrice principale. En effet, Sophie Marceau prouve qu'elle est remarquablement à l'aise dans le domaine du burlesque, une orientation comique délicate et physique, où tout tient à un timing millimétré. Nul doute que l'actrice saura rallier de nouveaux spectateurs, qui auront bien du mal à ne pas rester insensible à son talent, tandis qu'Elmaleh étonne dans un rôle plus sobre et sensible que ceux auxquels il nous a habitué.
Safe
Pas besoin d'être un super-héros pour mettre des bâtons dans les roues des gangsters, il suffit de s'appeler Jason Statham et d'être un tantinet énervé. Voilà quel est le point de départ de cette série B d'une qualité rare, où le comédien britannique rappelle qu'il n'est pas considéré comme l'acteur physique le plus prometteur de sa génération pour rien. Le scénario s'avère simple, mais très bien écrit, et permet aux acteurs de nous livrer des partitions maîtrisées (on reste estomaqués par l'efficacité du montage et l'intensité du premier acte). La réalisation de Boaz Yakin a le mérite de retourner aux valeurs premières d'un cinéma d'exploitation modeste et malin, et cherche toujours l'inventivité qui permettra de décupler l'impact de chaque scène. Ajoutez à cela quelques pincées d'un humour réjouissant, et vous obtiendrez un ride frénétique et énervé, comme on n'en fait plus. Enfin, la version française est pour une fois d'excellente qualité, et ravira les fans des doublages outrés et fous des années 80.
Plus modestes, mais pas moins importants, les buveurs de whisky devraient trouver leur bonheur grâce à La Part des Anges, le nouveau Ken Loach. Ou comment s'extraire d'une condition misérable, grâce à un très bon nez, des alcools de qualité, et un sens très particulier de la redistribution... Quant aux adoratrices de Robert Pattinson, elles devraient se pâmer pour Bel Ami, adaptation approximative du roman de Maupassant. Les plus jeunes se délecteront de ce jeu de séduction où l'acteur de Twilight joue une nouvelle fois les tombeurs de ces dames, dans le Paris du XIXème siècle.
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