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    Que faut-il voir cette semaine ?

    The Dark Knight rises, le film qui fait déjà un véritable carton au États-Unis sort enfin cette semaine dans les salles françaises. A côté de cet événement mondial, les autres sorties peinent à se faire une place au soleil... On note principalement ce mercredi le retour de Michael Fassbender et d'Anthony Hopkins (outre celui des stars de The Dark Knight rises).

    The Dark Knight Rises

    The Dark Knight rises

    Il y a huit ans, Batman décidait de ranger définitivement armure et gadgets pour fuir son destin de héros. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir sacrifiait tout au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. C'était sans compter sur l'arrivée de Catwoman et Bane qui vont venir tout bouleverser à Gotham City et dans la vie de notre héros. Batman sera-t-il à la hauteur ? Après le succès phénoménal de The Dark Knight : Le chevalier noir qui avait explosé tous les records seulement quelques semaines après sa sortie, le dernier volet de la trilogie Batman serait en pole position pour venir lui aussi flirter avec le milliard de dollars de recette au box-office, (déjà 160 millions accumulé dès le premier week-end aux États-Unis). Il faut dire que Christopher Nolan a réussi à conclure dignement cette trilogie exceptionnelle avec The Dark Knight rises.
    Si le film a ses qualités et ses défauts, certains instants atteignent un niveau d'intensité et de symboles nous faisant presque oublier quelques petites incohérences. Si Bane, le terroriste masqué, n'est peut-être pas le super-méchant que l'on attendait, il réussit sans problème à tirer son épingle du jeu en se mêlant à la noirceur insondable et l'atmosphère apocalyptique de ce dernier volet, tout comme Anne Hathaway en Catwoman.
    Certains seront sans doute déçus suite aux promesses de Nolan et de la Warner, mais beaucoup penseront et non à tort, que la trilogie Batman a définitivement placé la barre très haut.

    360

    Ce film réalisé par Fernando Mereilles (La cité de Dieu) n'est autre que l'adaptation cinématographique de la pièce La Ronde, d'Arthur Schnitzer, déjà célébrée au cinéma notamment par Max Ophüls, en 1950. À travers une structure narrative kaléidoscopique, le réalisateur propose une relecture moderne et dynamique, d'une histoire d'amour où les destins de personnages d'horizons différents s'entrecroisent. Mais comme souvent avec ce genre de parti pris, des histoires sont laissées pour compte. Pour ce méli-mélo de romances où sexe, désir, tentation d'adultère se tiennent par la main, Fernando Mereilles s'offre un casting de luxe : Anthony Hopkins, Jude Law, Rachel Weisz, Ben Foster et même notre comique français Jamel Debbouze. Malgré tout, le film ne rend pas forcément justice au talent de certains acteurs. L'émotion pourtant primordiale est mise à mal faute de créer une réelle interaction. Le problème c'est qu'en s'abandonnant constamment à la démonstration, 360 finit par sonner creux.


    Jane Eyre

    Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...
    L'histoire n'est pourtant plus à dévoiler, tant le livre de Charlotte Brontë a été soumis par le passé à bon nombre d'adaptations cinématographiques. Malgré la présence en tête d'affiche de Michael Fassbender et Mia Wasikowska, deux acteurs qui ont le vent en poupe ces derniers temps, Franco Zefirelli, le roi des inclinaisons d'œuvres légendaires (« Hamlet », « Roméo et Juliette »), peut dormir tranquille. Le film de Cary Fucunaga ne viendra pas détrôner son Jane Eyre de 1996 emmené à l'époque par Charlotte Gainsbourg et William Hurt. Pourtant, avec le réalisateur de Sin Nombre aux commandes de ce drame romantique, on pouvait s'attendre à certaines prises de risque. Au contraire, le cinéaste ne vient pas ébranler une seconde l'œuvre d'origine tant son scénario demeure trop conventionnel. En revanche, la photographie somptueuse des paysages pittoresques de la campagne anglaise, fait la force de cette adaptation. Un détail technique pour certains, une vraie relecture picturale pour d'autres.