A Hollywood, les « fundraisings » (littéralement « les levées de fonds ») sont monnaie courante pour financer, entre autres, les campagnes présidentielles. On utilise généralement les hôtels de luxe pour organiser ces soirées pour démocrates « riches et célèbres ». Mais George Clooney a décidé de changer le style de ces « fundraisings ».
George Clooney parle politique (WireImage)
Il ouvrira au mois de mai sa maison de Los Angeles à 150 donateurs pour financer la campagne de Barack Obama. Prix par personne : 40.000 dollars. L'acteur s'attend à récolter 6 millions de dollars, mais dit-il avec son humour légendaire, « Qu'on ne me demande pas de chanter .»
Derrière le sourire ravageur de George, il y a Clooney le militant, reçu par Obama pour évoquer la crise soudanaise. Le lendemain, Clooney se faisait arrêter en compagnie de plusieurs membres du congrès pour avoir tenté de pénétrer de force à l'intérieur de l'Ambassade du Soudan à Washington. Une manière d'attirer l'opinion sur les crimes de guerre.
Mode opératoire
« On utilise une stratégie précise pour parler de ce sujet », a confié l'acteur au Hollywood Insider. « Nous ne pouvions pas parler du Darfour pendant le Printemps Arabe et les événements en Libye. Pour continuer à faire l'actualité il fallait se faire oublier pendant quelques temps, puis reprendre la lutte. Sinon, il y aurait eu saturation ». Clooney planifie dans le plus grand secret ses voyages au Darfour pour des raisons de sécurité. Mais même en prenant un maximum de précaution, son compagnon, le militant John Prendergass, et lui-même ont déjà essuyé un tir de roquettes dans les monts Nouba.
1 million de dollars par jour
C'est ce que coûte le projet « sentinel », un satellite espion que George Clooney a placé au-dessus de la frontière entre les 2 Soudan. « On vient de repérer un autre gars grâce aux images satellites. Comme Harun, Il est maintenant officiellement accusé de crimes contre l'humanité ». L'acteur se dit fier de pouvoir poursuivre les criminels de guerre avec son équipe. « Je paye la note du satellite en participant à des conférences comme récemment en Australie. C'est de cette façon que je contribue ».
Né dans la politique
Une maman maire, un père journaliste de la télévision qui a brigué un siège au Congrès, George Clooney a de qui tenir. « L'actualité est étroitement liée à la politique. Quand j'avais 14 ans, j'ai travaillé sur la campagne de John Wybrown, qui se présentait pour être gouverneur du Kentucky. A cette époque, on ne pouvait pas faire autrement. Vietnam, droits des femmes. Je suis un enfant de cette ère qui a changé les USA ».
Ocean's Club
C'est ainsi que Clooney surnomme ses meilleurs amis, souvenir des 3 films qu'ils ont faits ensemble. « Ils font tous du militantisme. Matt Damon avec sa fondation water.org, Don Cheadle en Afrique, Brad Pitt et Angelina à la Nouvelle-Orléans et partout dans le monde. Je suis fier de les avoir comme amis. »
Voir également : les rôles marquants de George Clooney
