Mais que devient donc Kevin Costner ?
Retour gagnant à la TV
Il n'y a pas qu'Expendables 2 qui fait ressusciter les stars des années 80 et 90 cette année. La mini-série Western Hatfields & McCoys, diffusée sur « History Channel » aux US, a réuni 14 millions de téléspectateurs. Un record pour une chaine câblée. Elle replace également Kevin Costner, sa star principale, au top. Nominé pour un Emmy Awards, celui que l'on surnommait le « prochain Gary Cooper » montre qu'il n'a rien perdu de son charisme. Et, avec ses autres films en préparation, Mister Costner n'est pas près de se faire oublier. Prochaine étape : son retour au ciné dans Superman / Man of Steel aux côtés de Henry Cavill.
Retour sur son parcours...
Les années fastes
Robin des Bois, prince des voleurs, Bodyguard, Les Incorruptibles... La filmographie de Costner est une collection de classiques. Quant à Danse avec les loups, sa première expérience derrière la caméra, tout en étant devant, lui rapporte 7 Oscars. Pas mal pour un film de 3 heures... Et puis, en 1995, c'est l'aventure devenue mésaventure Waterworld, un naufrage aux box office US, sauvé toutefois par les entrées en salles dans le reste du monde. Qu'importe : pour les studios, Costner n'est plus bankable. L'acteur continuera de travailler, mais il perd alors son statut de superstar. 20 ans plus tard, certains de ses films sortent aux USA directement en DVD.
Un combat contre le système
Quelle ironie. Au moment où Hollywood a compris que le public international rapporte plus que le public américain, Costner, lui, se bat pour faire des films pour les cinéphiles de son pays. « Personne ne voulait faire Swing Vote », disait-il. « On me disait que le film n'avait aucune chance à l'international ». L'acteur le produira lui-même, mettant 21 millions de dollars de sa poche. Têtu, Costner ? Probablement. Patriote ? Certainement. Personne à l'exception des américains ne s'intéresse au baseball. Kevin Costner tournera 3 films autour de ce sport dont le classique « jusqu'au bout du rêve ». Républicain, Costner ? « Non, je suis indépendant », dit-il. Deux films sur Kennedy en sont la preuve.
L'autre Costner
Il n'est peut-être plus le roi du box-office, mais grâce à la country music, Costner préserve sa notoriété auprès du public. L'acteur et son groupe, The Modern West, fait la tournée des clubs américains et canadiens. Les plus fans vous diront qu'il leur rappelle Tom John Mellencamp : une comparaison qui fait sourire Costner. La star préfère évoquer son amour pour l'environnement. Il a investi 20 millions de dollars pour fabriquer une machine capable de séparer l'eau de mer du pétrole brut. En 2010, devant le Congrès des Etats-Unis, il demande au gouvernement de lui faire confiance. Suite à la catastrophe de Deepwater Horizon, BP teste 6 de ces machines.
2012 : l'année du grand retour
C'est donc sur le petit écran dans une grande fresque western que Kevin Costner revient au premier plan. Dans Hatfields & McCoys, une mini-série en 3 parties, il partage l'affiche avec Bill Paxton. Au cinéma, on le verra dans Man of Steel de Zach Snyder, dans le rôle de Jonathan Kent, le père de Superman. Il sera également le mentor du nouveau Jack Ryan, joué par Chris Pine. Le reboot de la franchise sera mis en scène par Kenneth Branagh. Costner retrouvera également l'autre genre qui a défini sa carrière. Il prépare McFarland, l'histoire d'un entraineur d'athlétisme dans une petite ville californienne qui emmène ses poulains jusqu'au championnats U.S.
Voir également : Qu'est devenu l'enfant star de Bodyguard ?

