Suicide, meurtre ou accident ? 50 ans après la mort de Marilyn, les circonstances entourant son décès perpétuent le mythe... et continuent à rapporter gros.
Marylin Monroe à l'affiche de Certains l'aiment chaud (1959)
Un business qui ne connaît pas la crise
Selon le Magazine Forbes, le « business » Marilyn a généré l'année dernière presque 30 millions de dollars, juste derrière Michael Jackson et Elvis Presley. « Elle continue de fasciner car elle représente à la fois la féminité et la fragilité », nous a confié Donnelle Donigan, directrice du musée d'Hollywood qui organise une exposition sur Marilyn. Parmi les photos et les robes de l'actrice, un article des plus étranges : une boîte de médicaments, des diurétiques retrouvés, dit-on, sur sa table de chevet le lendemain de sa mort. Encore un élément qui contribue à faire douter les plus sceptiques. Comment une pièce à conviction aussi importante s'est retrouvée dans une expo ? Scott Fortner, collectionneur, se reprend à deux fois avant de répondre, comme s'il doutait lui-même de l'authenticité de son trésor. « Cette boîte provient d'une vente aux enchères organisée par les héritiers de la star ».
Un héritage contesté
Marilyn n'avait pas d'héritiers. Dans son testament, contesté à ce jour, elle avait légué 50% de ses biens et effets personnels à Lee Strasberg, (fondateur de l'Actors Studio), qu'elle considérait comme son mentor. 25% iront à sa psychanalyste Marianne Kris. Sa secrétaire May Reis aura les 25% restants.
Anna Strasberg, la 2ème femme de Lee Strasberg, qui n'a pourtant jamais connu Marilyn, va exploiter l'image de l'actrice. Quelques mois après la mort de Lee, en 1982, Anna, lance la licence Marilyn. Grands magasins, parfum, vins, préservatifs, la marque est partout. Mais ce qui ce qui a choqué le plus les fans de la star, c'est la vente aux enchères de ses biens personnels en 1999. Un millier de pièces dont les meubles, les robes et les livres de Marilyn. Une vente qui rapporte gros et qui ravive en même temps l'hypothèse d'un complot
Marilyn Monroe manipulée ?
Psychologues, conseillers financiers, professeurs de théâtre, politiciens, ex-maris, Marilyn était à la merci de tous. On en est quasiment sûrs aujourd'hui. Mais cela ne prouve pas pour autant la théorie du meurtre. Il vrai cela dit que demeurent plusieurs zones d'ombre autour de la mort de l'actrice : sa relation avec les Kennedy, l'heure exacte de sa mort, l'ambulance dépêchée sur les lieux avant l'arrivée du médecin légiste...
Kevin Burns, qui a réalisé le documentaire « Marilyn Monroe : the final days » a sa propre théorie. « Marilyn n'était pas aussi importante qu'on ne le pense pour avoir été assassinée. On savait à l'époque qu'elle était déprimée car Liz Taylor avait été payée beaucoup plus qu'elle pour jouer Cléopâtre. De plus, elle avait des problèmes de poids. Elle mélangeait les coupe-faim et les somnifères. Elle adorait le champagne ». Kevin Burns insiste aussi sur les ordonnances de l'époque. « Aujourd'hui, un régime minceur draconien est suivi de près par le médecin. Mais à Hollywood, dans les années 60, les médecins étaient sans scrupules et ne se souciaient pas des cocktails dangereux ». Quant à l'implication politique, Kevin Burns pense que Robert Kennedy, ministre de la justice, avait été prévenu avant tout le monde de la mort de l'actrice. « Je pense qu'il a fait en sorte de vérifier que chez elle, rien ne prouvait une relation quelconque avec Washington…quitte à retirer quelques indices ». Donnelle Donigan, du musée d'Hollywood, rejette quant à elle l'idée d'un suicide. « Marilyn venait de créer sa propre société de production, ce qui était nouveau pour une actrice. Elle avait acheté des meubles pour sa maison. Pour moi, cela ressemble plus à quelqu'un qui pensait à l'avenir ».
