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    Top 10 des meilleures parodies de James Bond

    Amateur de femmes et de costumes élégamment taillés, de gadgets en tous genres et de grosse voitures, le personnage de James Bond est en lui-même une caricature, celui de l'homme moderne prévisible et standardisé et de ses fantasmes les plus récurrents.

    Crédits photo (creative commons) : Brocco

    Un univers aussi codé que celui de "l'agent avec un permis de tuer" est presque devenu un passage obligé pour tous les comédiens ayant jusqu'ici cultivé l'auto-dérision : l'élégance de James Bond ne va pas à tout le monde, et c'est ce qui est drôle.

    1. Johnny English (2002, 2011)
    Lorsqu'un malchanceux concours de circonstances élimine tous les meilleurs agents secrets de la couronne d'Angleterre, le MI7 n'a d'autres choix que de confier les rênes d'une délicate mission (la protection des bijoux de la Reine) à Johnny English, le pire agent qu'il soit. La mission est un relatif échec, puisque les joyaux sont volés, et que la Reine d'Angleterre est également kidnappée...Mais Johnny rétablira la situation, et sauvera même le Monde dans le deuxième épisode de la saga. God bless Johnny, assurément.

    2. OSS 117 (2006, 2008)
    Le personnage d'Hubert Bonisseur de la Bath, popularisé par les deux comédies récentes avec Jean Dujardin, n'a pas toujours été une parodie de l'icône James Bond. Initialement, la série OSS 117 est même une série de romans d'espionnage créée en 1949 par le français Jean Bruce, avant même la création de James Bond par Ian Fleming, quelques années plus tard. Ce n'est qu'avec les années 2000 et les deux excellences et désopilantes productions de Michel Hazanavicius que la franchise devient parodique de son illustre successeur, et qu'OSS 117 devient le personnage machiste, puérile, raciste et réactionnaire que le profane garde à l'esprit.

    3. Austin Powers (1997, 1999, 2002)
    Austin Powers, l'agent secret britannique le plus redoutable des années 60, est congelé après la fuite spatiale du diabolique docteur Denfer (et de son petit chat blanc), dans l'hypothèse où ce dernier réapparaîtrait sur la planète Terre...Trente ans plus tard, la lutte entre les deux ennemis peut alors recommencer...Mike Myers au sommet de sa carrière clownesque, en agent secret aux fringues et aux manières désuètes et empruntées, et un personnage d'Austin Powers que l'on retrouvera dans trois épisodes, dont le culte Austin Powers 2 : L'Espion qui m'a tirée, où le Docteur Denfer et son double miniature Mini Moins tentent de dérober à l'agent secret son "mojo", d'où ce dernier tire tout son pouvoir d'attraction sexuelle...

    4. Bons baisers de Hong Kong (1975)
    On a connu plus délicat et plus raffiné que l'humour des Charlots (si si, cherchez bien, ça doit bien pouvoir se trouver). Du coup, la parodie de 007 version Charlot est sans doute l'une des plus taillée à la serpe qui soit, avec des explosions rocambolesques à chaque coin de rue et des péripéties caricaturales. En même temps, quelle idée de confier la destinée du monde à des types pareils..

    5. Max la Menace (2008)
    Série télévisée à grand succès des années 60 diffusée sur NBC puis CBS, le personnage de Max la Menace a été récemment adapté au cinéma par Peter Segal, et détourne de manière classique tous les codes assimilés à la franchise James Bond : le pouvoir de séduction du héros, les courses-poursuites alambiquées, les innombrables et improbables gadgets ultra novateurs...Le film demeure à ce jour le plus grand succès commercial de Steve Carell, en même temps que l'une des plus rafraîchissante parodie sur le sujet.

    6. Double Zéro (2003)
    Surfant sur la vague du phénoménal succès public de La Tour Montparnasse infernale (2000), Eric et Ramzy, décidément indissociables, font office de nouveaux James Bond dans une mission qui les amène à affronter Le Mâle et son armée de top-modèles...Une comédie efficace marquée par la personnalité humoristique du duo : c'est-à-dire que le film est globalement un grand n'importe quoi...

    7. James Tont (1965)
    L'un des premiers détournements humoristiques de James Bond est une production italienne des années 60, réalisée par Bruno Corbucci, qui parodie astucieusement Goldfinger en mettant en scène l'agent James Tont et sa mission qui consiste à déjouer les plans du chanteur à succès Goldsinger, qui intègre des messages codés au sein de ses chansons afin de détruire le bâtiment des Nations Unies...

    8. Agent zéro zéro (1996)
    Citant Pulp Fiction (1994), Sister Act (1992) ou encore Top Gun (1986), Leslie Nielsen parodie en long en large et en travers et dans une verve toujours aussi grossière les manies et les attitudes de James Bond. Le héros, Nick Larsen, sort de sa retraite professionnelle pour aller combattre le général Rancor, qui a pour ambition de détruire le monde. Comme d'hab quoi.

    9. Opération Kid Brother (1967)
    Neil Connery, le frère cadet de Sean, interprète le rôle du célèbre agent britannique dans une parodie délurée où apparaissent nombre d'acteurs déjà apparu dans des productions de la franchise James Bond. Le scénario du film, lui, est un peu moins niché que les productions originelles : comme le vrai agent secret n'est pas disponible pour empêcher un gros méchant de dominer le monde, la mission est confiée à son frangin...Pas si original que ça en fait, Fidel Castro a bien passé le pouvoir et la direction de Cuba à son frère Raùl il y a quelques mois, parce qu'il ne avait mal au bide (ou quelque chose de ce genre)...

    10. L'Homme qui en savait trop... peu (1997)
    Bill Murray dans le rôle d'un agent secret bidon qui croit être embarqué dans une pièce de théâtre, alors qu'il se trouve au sein d'un véritable imbroglio entre agents secrets britanniques et russes...Bon, il y a Bill Murray, alors ça ne doit pas être mal. On vous laisse juger du reste...

    Et vous, vous le buvez comment votre Martini ?

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