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    Top 10 des meilleurs remakes (ou au moins aussi bons que les originaux)

    Si l'on pense à "La Planète des singes", "La vérité sur Charlie", "The Fog", "Les Griffes de la nuit", etc. on réalise à quel point le remake est un art subtil où même les plus grands cinéastes ne sont pas à l'abri de l'échec cuisant. Heureusement, l'histoire du remake n'est pas jalonnée que de films qui font pschiiit. On en a même repéré un bon paquet qui faisait aussi bien que l'original (si ce n'est mieux), et pas seulement grâce aux apports de la technologie.

    Casino Royale (2006)

    1. "Casino Royale" (Martin Campbell - 2006)
    On croyait la source des aventures de James Bond inépuisable, et pourtant, cela n'a pas empêché Martin Campbell d'aller taper dans du déjà fait. Il s'inspire en effet de deux autres James Bond intitulés eux aussi "Casino Royale", tournés en 1954 et 1967. Films dont la société qui gère les droits de la franchise Bond ne s'est pas empressée de réclamer la parenté : ils sont donc considérés comme n'appartenant pas à la série sur l'espion britannique. "Casino Royale" rejoint donc enfin le Panthéon et ce grâce à (ou malgré) la présence de Daniel Craig.

    2. "The Thing" (John Carpenter - 1982)
    Si le remake de film d'horreur est monnaie courante, en revanche, le BON remake de film d'horreur est un produit bien plus rare. C'est pourtant le titre que l'on décerne à The Thing de John Carpenter, qui s'inspire à la fois de la nouvelle "Le ciel est mort" de John W. Campbell publiée en 1934, et du premier film qui se basa dessus, "La Chose d'un autre monde", tourné en 1951 par Howard Hawks et Christian Nyby. Carpenter met donc en scène Kurt Russel (oui, il a fait quelques bons films... vous êtes vraiment médisants) dans un film aussi dégoûtant que génial, qui vous fera passer l'envie de faire de la recherche en Antarctique. En supposant qu'une envie pareille ait pu vous traverser.

    3. "Scarface" (Brian de Palma - 1983)
    L'original fut tourné en 1932, ce qui constitue déjà clairement un argument en faveur du film de Brian de Palma. D'italien d'origine, Tony Montana devient cubain, et l'action passe de Chicago à Miami. Jugé trop violent à sa sortie, Scarface accédera finalement à la postérité, comme vous pouvez le constater en entendant votre petit frère de douze ans beugler "Je suis Tonyyyyy Montaaaaanaaaa" dans le jardin, trente ans après Al Pacino.

    4. "L'homme qui en savait trop" (Alfred Hitchcock - 1956)
    Quand vous réécoutez les enregistrements audio que vous avez faits à une époque où du Biactol/de l'Eau Précieuse traînait encore sur votre lavabo, il vous vient une irrépressible envie de disparaître sous terre. C'est sans doute ce qui est arrivé à Hitchcock en visionnant son propre film vingt ans plus tard, sauf qu'il a décidé de le retourner, de le re-sortir et de ne pas le re-regarder.

    5. "Pour une poignée de dollars" (Sergio Leone - 1964)
    Inspiré de "Yojimbo" (1961) d'Akira Kurosawa, le western spaghetti de Sergio Leone est le premier volet d'une série complétée par "Et pour quelques dollars de plus" et "Le bon, la brute et le truand". Le samouraï du film original devient un tueur à gages campé par Clint Eastwood, ce qui n'a pas empêché Kurosawa de poursuivre le réalisateur pour plagiat et de rafler 15% des recettes du film. Mais Sergio Leone et Clint Eastwood n'en avaient cure, ils étaient tous les deux lancés.

    6. "La Mouche" (David Cronenberg - 1986)
    David Cronenberg s'attaque ici à un classique de science-fiction tourné dans les années 50 par Kurt Neumann. Hormis une indéniable amélioration des effets spéciaux, la touche Cronenberg se situe dans la force des personnages et surtout dans une histoire d'amour qu'on n'attendait pas vraiment entre deux bzzt.

    7. "Les Sept Mercenaires" (John Sturges - 1960)
    Kurosawa mériterait une distinction spécifique, comme pourvoyeur de futurs remakes réussis. Ainsi, "Les Sept Mercenaires" s'inspire (largement) des "Sept Samouraïs", tourné en 1954. On prend l'intrigue et on la transpose ailleurs : ça marche plutôt pas mal avec les films japonais (voir "Pour une poignée de dollars", mais aussi "The Ring", "The Grudge"...)

    8. "L'invasion des profanateurs" (Philip Kaufman - 1978)
    Parce que tout top mérite son film obscur dont seuls les amateurs auront entendu parler, le film de Philip Kaufman est un remake de celui de Don Siegel, tourné en 1956. Pour une version plus récente, plus connue et aussi beaucoup plus nase, voir "Invasion" avec Nicole Kidman et Daniel Craig (encore lui).

    9. "King Kong" (Peter Jackson - 2005)
    Il fallait du culot pour oser s'attaquer à un tel monument du cinéma. Pourtant, Peter Jackson l'a fait, mais peut-être que l'achèvement deux ans auparavant d'une certaine trilogie l'a aidé. D'autres avant lui s'y sont cassé les dents. Outre le soin particulier apporté aux effets spéciaux (les mouvements de King Kong ont été capturés sur Andy Serkis, qui avait déjà donné corps à Gollum), Peter Jackson prend le temps de donner à ses personnages une véritable personnalité, ce qui contrebalance la surenchère d'effets spéciaux. (Vous ne trouvez pas que les dinosaures c'est un peu too much?)

    10. "Les Nerfs à vif" (Martin Scorcese - 1991)
    Il s'agit d'un remake du film de Jack Lee Thompson sorti en 1962, réalisé cette fois-ci par Martin Scorsese. Robert De Niro y incarne un homme condamné pour viol qui vient juste de purger ses quatorze années de peine de prison et décide de s'en prendre à l'avocat qui l'avait défendu. Un truc gai et pas trop dérangeant quoi.

    Et vous, quel est votre remake favori ?

    Sources : Forbes, blog.moviefone.com, Movies.about.com, Rotten Tomatoes

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