Après le grand succès de La Guerre des boutons, Yves Robert réalise une nouvelle comédie centrée sur des enfants, Bébert et l'omnibus. Le cinéaste collabore de nouveau avec François Boyer pour le scénario, et Bébert est interprété par Martin Lartigue, l'inoubliable Petit Gibus de La Guerre des boutons.
Cette comédie française donnera lieu à un remake, La Guerre des boutons, ca recommence, réalisé en 1995 par John Roberts, et pour lequel l'histoire a été transposée en Irlande.
Avant d'être réalisateur et comédien, Yves Robert a exercé plusieurs professions (boulanger, typographe), tout en étant engagé dans la vie sociale. Au début des années 40, il a ainsi été responsable des activités d'art dramatique au sein du mouvement des Auberges de jeunesse. Ceci peut expliquer la justesse avec laquelle il dépeint l'univers des écoliers de La Guerre des boutons.
Ce film, qu'Yves Robert aura eu de grandes difficultés à produire, puis à distribuer, se révèle finalement un très gros succès public. Avec près de dix millions d'entrées, c'est le deuxième plus gros succès de l'année 1962, juste après Le Jour le plus long.
Lorsque Yves Robert soumet son projet aux producteurs, ceux-ci se montrent perplexes face à cette comédie qui ne met en scène aucune vedette. Pour financer son film, il décide donc de fonder avec son épouse Danièle Delorme une maison de production, La Guéville. Grâce au succès de La Guerre des boutons, le cinéaste pourra produire via cette société ses films suivants, mais aussi les oeuvres d'autres réalisateurs, comme La Chinoise de Jean-Luc Godard, Que la fete commence de Bertrand Tavernier, ou encore La femme qui pleure de Jacques Doillon.
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