Blog Cinéma

Les meilleurs films de Noël

bad-santa-2003-05-g

Noël, ses repas gargantuesques et ses interminables réunions de famille sont souvent l'occasion de regarder tous ensemble un des grands classiques de Noël. Oui, mais quel film est le plus adapté à quelle situation ? ... Un mauvais choix, et c'est tout l'esprit de la sacro-sainte célébration qui s'écroule. Aussi est-il vital de choisir le long-métrage le plus propice à la réussite de la fête. Voici notre sélection.

Pour éloigner les enfants :

Maman j'ai raté l'avion (Home alone) Chris Colombus, 1990

Les enfants sont des créatures potentiellement mignonnes et silencieuses, mais agitées, bruyantes et affamées la plupart du temps. Pour déguster la dinde post-déballage de cadeaux dans les meilleurs conditions, Maman j'ai raté l'avion est la solution. Réunis autour de cette comédie familiale efficace et sans temps mort, les bambins seront captivés, hilares, et inoffensifs.

Pour les bad boys :

Bad Santa, Terry Zwigoff, 2003

Chaque Noël est différent, et les voleurs patentés en passent de bien spéciaux, piégés entre un enfant en mal d'affection, et une strip-teaseuse qui elle, en déborde. Billy Bob Thornton en Santa crado, alcoolique, grossier et perceur de coffre, ça vous réchaufferait un coeur de pierre. Si la messe de minuit, le bénédicité et les crèches vivantes vous gavent un tantinet, voilà la solution !

Pour un Noël chez vos parents :

Le Miracle de la 34e rue (Miracle on 34th Street) George Seaton, 1947

Ah... les enfants sont couchés, ou enfermés dehors, et vous voulez profiter de cet instant de répit pour déguster un vrai bon et beau film avec vos aïeux. Le Miracle de la 34eme rue est le choix idéal. Chaleureux, réjouissant, intemporel, on se croirait au coin du feu. Préférez la version originale, bien plus touchante et poétique, que son remake, qui fait office de produit passe-partout.

Pour ceux qui n'ont pas encore d'enfants :

La Course au jouet (Jingle all the way) Bian Levant, 1996

Riez, innocents, riez tant que vous le pouvez encore, de cette fable hystérique et folle. Profitez de la prestation complètement à l'ouest de Schwarzenegger, mais rappelez-vous que quand ce sera votre tour de courir après les jouets, vous n'en mènerez pas bien large... L'avantage de ce long-métrage délirant est de proposer une sorte d'entraînement intensif à tout les aspirants parents, qu'ils se le disent, ils s'apprêtent à signer pour un combat de chaque instant...

Pour un Noël gothique :

L'Etrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare before christmas) Henry Selick, 1993

Les décorations brillantes et mignonnettes, les santons en terre cuite, ça vous file des boutons? Voilà votre meilleure excuse pour insuffler un air d'Halloween aux fêtes de Noël! Et si par malheur vos adorables bambins sont en pleine crise d'adolescence, à fond dans le trip gothique, vous devriez pouvoir les calmer un peu avec ce film d'animation renversant de poésie funèbre.

Pour un Noël apocalyptique :

Super Noël (The Santa clause) John Pasquin, 1994

Tout s'est bien passé jusqu'à présent, personne n'aborde les sujets qui fâchent et les gosses vous ont laissé tranquille? N'attendez plus. Avec ce (très) long métrage, vous avez de quoi rendre complètement malade quiconque sera obligé de le regarder jusqu'au bout. Attention, risque de divorce, émancipation et autres crises familiales. Attention toutefois, cette pépite n'est à choisir que si vous espérez que vos invités quittent la soirée précipitamment.

Pour redécouvrir Noël :

La Vie est belle (It's a wonderful life) Frank Capra, 1946

Vous n'aimez pas cette période de l'année où sous couvert d'hypocrisie indigeste, tout le monde se soumet au dieu consommation, vous êtes déprimé, toute cette joie vous étouffe. Avant de vous suicider, jetez donc un oeil à cette merveille, vous pourriez bien changer d'avis, et enfin comprendre ce qu'est vraiment Noël !

Pour faire taire les enfants :

Gremlins, Joe Dante, 1984

Votre aîné est en train de frapper son adorable cousine avec la figurine en plomb que vous avez eu le bon goût de lui offrir, et le deuxième hurle pour une raison inconnue. Tout le monde vous regarde, vous ne savez pas comment les calmer. Un bon coup de Gremlins, et hop! Les morveux vont passer de la fascination aux frissons en un rien de temps et rester scotchés à ce qui demeure encore aujourd'hui un des meilleurs films de monstres, à la fois enchanteur et effrayant.

Pour un petit câlin de Noël :

Love actually, Richard Curtis, 2003

Les excuses pour échapper au devoir conjugal pendant les fêtes sont pléthore. Digestion difficile, fatigue, présence des beaux-parents dans la pièce attenante... Ces prétextes s'évanouiront au visionnage de cette comédie calibrée pour réchauffer le coeur du spectateur, et qui fait mouche à chaque fois.

Parce que c'est la crise :

Le père Noël est une ordure, Jean-Marie Poiré, 1982

Parce que le secret d'un Noël réussi, c'est de se rappeler qu'il y a toujours moins heureux que soi, attitude salutaire en ces temps de crise généralisée. Non, pas par charité, mais pour en rire! Du coup, autant opter pour ce que la comédie française nous a offert de plus jouissif et cathartique, une célébration hilarante de la bêtise humaine et de nos petits travers.